
2008
Réalisé par Michel Gondry
Avec Jack Black, Mos Def, Danny Glover
Michel Gondry, marchant de rêve ? Je suis d’accord ! Une fois de plus, il livre un film très personnel au niveau de la forme (on reconnait immédiatement son style : une réalisation simple, imaginative et maitrisée), mais également très humain au niveau du fond. « Be kind rewind » est un film original qui mérite qu’on s’y attarde dessus.
L’histoire est la suivante : après un malencontreux accident, un jeune homme, Jerry, devient entièrement magnétisé. Devenu un véritable aimant ambulant, il essaie tant bien que mal de continuer son petit train de vie. Il se rend donc comme à son habitude dans le petit vidéoclub du quartier où son ami Mike travaille, mais là, il efface malgré lui toutes les cassettes. Personne ne s’en rend compte jusqu’à ce que l’alerte générale soit déclarée : les premiers clients reviennent se plaindre avec leurs cassettes vides. Panique à bord. Que faire ?! Les deux compères ont alors une idée déjantée : réaliser eux-mêmes les remakes des films proposés !! Ce qui était une opération commando de la dernière chance devient alors un véritable succès. Tous les gens du quartier accourent à cause du bouche-à-oreille. Tous veulent participer et louer ce nouveau type de film « suédé », qui met en avant comme stars les habitants locaux. Vous comprendrez bien que l’histoire de la démagnétisation n’est qu’un prétexte trouvé par le réalisateur pour envoyer le trublion Jack Black (qui a là toute la place nécessaire pour exprimer son talent), et son camarade Mos Def refaire, armés d’un caméscope et d’un esprit débordant d’imagination, les scènes cultes de films tels que S.O.S. Fantômes, Miss Daisy et son chauffeur, Robocop, King Kong, Men In Black, Rocky, Roi Lion ou encore Rush Hour 2. Il faut avouer que ces remakes sont vraiment très drôles. Les costumes créés pour l’occasion sont géniaux. Et que dire alors des effets spéciaux faits main avec une simple illusion d’optique et un bon positionnement de caméra ! EXTRAORDINAIRE ! MAGIQUE !
Cependant, toutes ces fausses copies n’auraient pas apporté suffisamment de matière pour en faire un film. En parallèle à toute cette euphorie cinématographique, Michel Gondry prend le temps de raconter l’histoire d’un quartier où réside la légende d'un jazzman né dans l'immeuble même où se situe le vidéoclub. Le public découvre alors au mythe qu’aucune bande-annonce n’annonçait. Via des documentaires en noir et blanc parsemés tout le long du film, on voit alors le vidéoclub d’un œil différent. Ce n’est plus seulement le temple de la créativité, c’est aussi un symbole dans lequel tout le monde se retrouve et qu’il faut préserver.
Donc ! Esthétiquement, c’est du Gondry pur et dur ! Un univers dingue, simple mais recherché, sobre parfois ; un subtil mélange de maîtrise et d’improvisation, presque « adolescent » par son côté « fait main » très astucieux. L’histoire est « simple », humaine et au combien chaleureuse. Be Kind Rewind est une ode au cinéma et la chaleur humaine, un appel à rêver !
Réalisé par Michel Gondry
Avec Jack Black, Mos Def, Danny Glover
Michel Gondry, marchant de rêve ? Je suis d’accord ! Une fois de plus, il livre un film très personnel au niveau de la forme (on reconnait immédiatement son style : une réalisation simple, imaginative et maitrisée), mais également très humain au niveau du fond. « Be kind rewind » est un film original qui mérite qu’on s’y attarde dessus.
L’histoire est la suivante : après un malencontreux accident, un jeune homme, Jerry, devient entièrement magnétisé. Devenu un véritable aimant ambulant, il essaie tant bien que mal de continuer son petit train de vie. Il se rend donc comme à son habitude dans le petit vidéoclub du quartier où son ami Mike travaille, mais là, il efface malgré lui toutes les cassettes. Personne ne s’en rend compte jusqu’à ce que l’alerte générale soit déclarée : les premiers clients reviennent se plaindre avec leurs cassettes vides. Panique à bord. Que faire ?! Les deux compères ont alors une idée déjantée : réaliser eux-mêmes les remakes des films proposés !! Ce qui était une opération commando de la dernière chance devient alors un véritable succès. Tous les gens du quartier accourent à cause du bouche-à-oreille. Tous veulent participer et louer ce nouveau type de film « suédé », qui met en avant comme stars les habitants locaux. Vous comprendrez bien que l’histoire de la démagnétisation n’est qu’un prétexte trouvé par le réalisateur pour envoyer le trublion Jack Black (qui a là toute la place nécessaire pour exprimer son talent), et son camarade Mos Def refaire, armés d’un caméscope et d’un esprit débordant d’imagination, les scènes cultes de films tels que S.O.S. Fantômes, Miss Daisy et son chauffeur, Robocop, King Kong, Men In Black, Rocky, Roi Lion ou encore Rush Hour 2. Il faut avouer que ces remakes sont vraiment très drôles. Les costumes créés pour l’occasion sont géniaux. Et que dire alors des effets spéciaux faits main avec une simple illusion d’optique et un bon positionnement de caméra ! EXTRAORDINAIRE ! MAGIQUE !
Cependant, toutes ces fausses copies n’auraient pas apporté suffisamment de matière pour en faire un film. En parallèle à toute cette euphorie cinématographique, Michel Gondry prend le temps de raconter l’histoire d’un quartier où réside la légende d'un jazzman né dans l'immeuble même où se situe le vidéoclub. Le public découvre alors au mythe qu’aucune bande-annonce n’annonçait. Via des documentaires en noir et blanc parsemés tout le long du film, on voit alors le vidéoclub d’un œil différent. Ce n’est plus seulement le temple de la créativité, c’est aussi un symbole dans lequel tout le monde se retrouve et qu’il faut préserver.
Donc ! Esthétiquement, c’est du Gondry pur et dur ! Un univers dingue, simple mais recherché, sobre parfois ; un subtil mélange de maîtrise et d’improvisation, presque « adolescent » par son côté « fait main » très astucieux. L’histoire est « simple », humaine et au combien chaleureuse. Be Kind Rewind est une ode au cinéma et la chaleur humaine, un appel à rêver !
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