
2008
Réalisé par Andrew Stanton
Avec les voix de Philippe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal, Emmanuel Jacomy
WALL.E ou l’évolution ultime du film d’animation. Si ce n’est pas la perfection, on n’en est pas loin !
Par où commencer ? On découvre Wall-E comme les teasers nous l'avaient présenté. Drôle, naïf, craquant, extrêmement curieux, collectionneur de tout et n'importe quoi, ingénieux mais désespérément seul à nettoyer une planète Terre souillée et désertée. STOP ! On comprend d'emblée que Wall-E ne sera pas un film d'animation comme les autres. Le premier quart d’heure nous pose un cas de conscience profond et donne le ton. L’histoire sera aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Ce n’est qu’avec l'arrivée d'Eve sur Terre que le public rentre véritablement dans l'histoire, plus "divertissante". Les premiers dialogues et la complicité naissante entre ces deux robots aux degrés de technologie opposés viennent perturber la « routine » des premières scènes. Pixar a d’ailleurs magnifiquement réussi à retranscrire ces deux styles différents entre le « rouillé » Wall-E et la « futuriste » Eve, le premier essayant désespérément de séduire la seconde. A tel point qu’il va même la suivre dans l’espace pour prendre part malgré lui à une aventure extraordinaire qui va opposer robots et humains pour au final essayer de sauver la planète Terre.
Graphiquement, le film est d'une limpidité telle que l’on en oublierait presque que c'est de l'animation ! Les moindres reflets, les rayures, la poussière : tout est merveilleusement retranscrit. La B.O. sublime aussi est là pour fluidifier le tout (le ballet dans l’espace entre Wall-E et Eve en est la parfaite illustration).
Wall-E est donc une histoire dans l'air du temps il n'y a aucun doute là dessus, destinée aux citoyens de demain. La remise en question de la société de consommation actuelle est permanente (pollution, obésité, robotisation, solidarité). On sort de la salle inondé de sentiments, le cœur encore palpitant à 200 km/h après la scène finale (Wall-E réinitialisé malgré lui ? Pixar en est-il capable dans une histoire quand même cruelle ? Dans un film avec des messages forts ? Je ne dirais rien ! Teasing oblige). On décode à nouveau les messages subliminaux. On est ému, heureux mais aussi révolté et peut-être impuissant. La force de cette histoire est d'arriver à exposer une vision pessimiste de notre avenir tout en laissant de l'espoir (véhiculé par la naïveté et la spontanéité presque enfantines de Wall-E puis des humains).
Bref, un joyau, poétique, parfois désenchanté mais aussi plein d'espoir, à voir d'urgence, que ce soit avec un regard d'enfant, de parent ou de citoyen actif.
Réalisé par Andrew Stanton
Avec les voix de Philippe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal, Emmanuel Jacomy
WALL.E ou l’évolution ultime du film d’animation. Si ce n’est pas la perfection, on n’en est pas loin !
Par où commencer ? On découvre Wall-E comme les teasers nous l'avaient présenté. Drôle, naïf, craquant, extrêmement curieux, collectionneur de tout et n'importe quoi, ingénieux mais désespérément seul à nettoyer une planète Terre souillée et désertée. STOP ! On comprend d'emblée que Wall-E ne sera pas un film d'animation comme les autres. Le premier quart d’heure nous pose un cas de conscience profond et donne le ton. L’histoire sera aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Ce n’est qu’avec l'arrivée d'Eve sur Terre que le public rentre véritablement dans l'histoire, plus "divertissante". Les premiers dialogues et la complicité naissante entre ces deux robots aux degrés de technologie opposés viennent perturber la « routine » des premières scènes. Pixar a d’ailleurs magnifiquement réussi à retranscrire ces deux styles différents entre le « rouillé » Wall-E et la « futuriste » Eve, le premier essayant désespérément de séduire la seconde. A tel point qu’il va même la suivre dans l’espace pour prendre part malgré lui à une aventure extraordinaire qui va opposer robots et humains pour au final essayer de sauver la planète Terre.
Graphiquement, le film est d'une limpidité telle que l’on en oublierait presque que c'est de l'animation ! Les moindres reflets, les rayures, la poussière : tout est merveilleusement retranscrit. La B.O. sublime aussi est là pour fluidifier le tout (le ballet dans l’espace entre Wall-E et Eve en est la parfaite illustration).
Wall-E est donc une histoire dans l'air du temps il n'y a aucun doute là dessus, destinée aux citoyens de demain. La remise en question de la société de consommation actuelle est permanente (pollution, obésité, robotisation, solidarité). On sort de la salle inondé de sentiments, le cœur encore palpitant à 200 km/h après la scène finale (Wall-E réinitialisé malgré lui ? Pixar en est-il capable dans une histoire quand même cruelle ? Dans un film avec des messages forts ? Je ne dirais rien ! Teasing oblige). On décode à nouveau les messages subliminaux. On est ému, heureux mais aussi révolté et peut-être impuissant. La force de cette histoire est d'arriver à exposer une vision pessimiste de notre avenir tout en laissant de l'espoir (véhiculé par la naïveté et la spontanéité presque enfantines de Wall-E puis des humains).
Bref, un joyau, poétique, parfois désenchanté mais aussi plein d'espoir, à voir d'urgence, que ce soit avec un regard d'enfant, de parent ou de citoyen actif.
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