
1999
Réalisé par Roman Polanski
Avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner, Lena Olin, Frank Langella
Le caméléon Johnny Depp est une fois de plus à la tête d’un film fantastique de très bonne facture, en compagnie de notre convaincante « frenchie » Emmanuelle Seigner.
L’idée du film : Johnny Depp incarne Dean Corso, un chercheur de livres rares pour de riches collectionneurs. Boris Balkan, un grand collectionneur amateur de « démonologie » (pour ne pas dire « satanisme » !), fait alors appel à ses services de passionné sérieux et presque sans-scrupules. Ce dernier possède dans sa bibliothèque un légendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres", et désirerait le comparer à deux autres versions disponibles à Tolède et Paris pour savoir si son exemplaire est l’authentique, l’unique qui serait écrit de la main même de Lucifer. Corso se charge de la mission. Voyageant alors à travers l’Europe, il va peu a peu réaliser que sa mission est en fait plus compliquée qu’elle n’y paraissait au départ ; et au fur et à mesure qu’il déchiffre les énigmes du livre, sa sécurité deviendra comme qui dirait menacée !
Les imprévus nombreux font que l’on ne s’ennuie pas une seconde, même si l’histoire a peut-être du mal parfois à avancer. Les très bonnes performances de Depp et celles de ses interlocuteurs font qu’au final, on pénètre facilement dans l’histoire et on suit le héros vadrouillant de droite à gauche pour son étrange enquête, de rebondissement en rebondissement, avec ce qu’il faut de suspense et d’angoisse. La fin dévoile sans trop durer la clé de l’énigme. Elle pourra étonner par son côté fantastique et sa « fin ouverte » (mais je n’ai pas lu le livre dont l’histoire est inspirée… Donc rien à dire !). Peu importe, le but est quand même que la fin nous éclaire sur cette sorte de mystère oppressant qui planait sur le film. La lumière est tamisée, terne, à l’image des vieilles bibliothèques municipales. Il faut avouer que sur ce point, le film est très réussi. On toucherait presque parfois les livres à la place de Dean Corso. Polanski arrive sans forcement de grands effets de style à faire ressortir la puissance de ces vieux manuscrits.
Au final, on peut dire que cette expérience « littéraire » a dû plaire à Johnny Depp, puisqu’il abordera à nouveau ce thème quelques années plus tard avec "Fenêtre secrète". En tout cas, si vous ne l’avait pas encore vu, "La Neuvième Porte" reste un bon film à connaitre.
Réalisé par Roman Polanski
Avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner, Lena Olin, Frank Langella
Le caméléon Johnny Depp est une fois de plus à la tête d’un film fantastique de très bonne facture, en compagnie de notre convaincante « frenchie » Emmanuelle Seigner.
L’idée du film : Johnny Depp incarne Dean Corso, un chercheur de livres rares pour de riches collectionneurs. Boris Balkan, un grand collectionneur amateur de « démonologie » (pour ne pas dire « satanisme » !), fait alors appel à ses services de passionné sérieux et presque sans-scrupules. Ce dernier possède dans sa bibliothèque un légendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres", et désirerait le comparer à deux autres versions disponibles à Tolède et Paris pour savoir si son exemplaire est l’authentique, l’unique qui serait écrit de la main même de Lucifer. Corso se charge de la mission. Voyageant alors à travers l’Europe, il va peu a peu réaliser que sa mission est en fait plus compliquée qu’elle n’y paraissait au départ ; et au fur et à mesure qu’il déchiffre les énigmes du livre, sa sécurité deviendra comme qui dirait menacée !
Les imprévus nombreux font que l’on ne s’ennuie pas une seconde, même si l’histoire a peut-être du mal parfois à avancer. Les très bonnes performances de Depp et celles de ses interlocuteurs font qu’au final, on pénètre facilement dans l’histoire et on suit le héros vadrouillant de droite à gauche pour son étrange enquête, de rebondissement en rebondissement, avec ce qu’il faut de suspense et d’angoisse. La fin dévoile sans trop durer la clé de l’énigme. Elle pourra étonner par son côté fantastique et sa « fin ouverte » (mais je n’ai pas lu le livre dont l’histoire est inspirée… Donc rien à dire !). Peu importe, le but est quand même que la fin nous éclaire sur cette sorte de mystère oppressant qui planait sur le film. La lumière est tamisée, terne, à l’image des vieilles bibliothèques municipales. Il faut avouer que sur ce point, le film est très réussi. On toucherait presque parfois les livres à la place de Dean Corso. Polanski arrive sans forcement de grands effets de style à faire ressortir la puissance de ces vieux manuscrits.
Au final, on peut dire que cette expérience « littéraire » a dû plaire à Johnny Depp, puisqu’il abordera à nouveau ce thème quelques années plus tard avec "Fenêtre secrète". En tout cas, si vous ne l’avait pas encore vu, "La Neuvième Porte" reste un bon film à connaitre.
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