
2008
Réalisé par Wes Anderson
Avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman
Léger, original, épicé, élégant, coloré, burlesque, spirituel, étonnant : les adjectifs me manquent pour vous expliquer à quel point « A bord du Darjeeling Limited » est un joli petit film qui reste dans les esprits longtemps après sa vision.
L’idée est pourtant toute simple : sur l’initiative de l’un d’entre eux, trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.
De cette situation de départ va découler des situations toutes plus cocasses les unes que les autres. Francis, Peter et Jack vont aller d’imprévus en imprévus. On les suit avec plaisir dans leur étonnante "quête spirituelle" qui va vite dérailler dans ce pays magnifique. On le sait, l’Inde est un pays marqué par la spiritualité et le film arrive plutôt bien à nous le faire ressentir. Comme eux, on est sous le charme de la magie des lieux et des paysages. Comme eux, on est perdu, seul, ignorant. Le trio Adrien Brody-Owen Wilson-Jason Schwartzman est simplement excellent. Chacun est à sa place. On les sent frères, complices malgré tout, loin les uns des autres mais étrangement soudés par de profonds liens familiaux. Ca rit, ça crie parfois, ça se bagarre, ça se confie des secrets, ça ment, ça révèle des secrets. On les sent profondément marqués par le décès de leur père un an auparavant.
La force du film est là : faire fusionner la spiritualité ambiante de l’Inde orientale avec le désir de ces trois frères occidentaux de retrouver leurs parents spirituellement ou physiquement et d’être enfin en paix. Cela donne des plans prodigieux avec un rythme étrange. C’est plutôt réussi. Je trouve par exemple les plans serrés des wagons dans le train d’une beauté incroyable. On sent que le réalisateur avait une passion fervente pour l’Inde pour nous la faire découvrir ainsi ; ses couleurs, ses temples, ses déserts, ses palais, ses coutumes. On devinerait presque les odeurs et les parfums des rues et des lieux dans lesquels les trois frères errent. Et on aimerait être avec eux l’espace d’un instant. On ne veut pas les quitter, on souhaite que leur voyage dure encore et encore tant on se plait à être dépaysagé avec eux.
Aussi, et avant de conclure : pour tous ceux qui comme moi seront intrigués par la présence furtive à la toute fin du film de la jolie Nathalie Portman, j’ai trouvé pourquoi : le film « A bord du Darjeeling Limited » est normalement précédé d’un court métrage (« Hôtel Chevalier »), qui met en scène le personnage de Jason Schwartzman avec son ex-petite amie, dont il parle dans le film, et qui est incarnée, devinez par qui ? Natalie Portman. Voilà.
Le film est très photographique. Sa lenteur mélancolique ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais j’ose espérer que vous le regarderez pour qu’on puisse en débattre ensuite. Je n’ai qu’une chose à dore : faites infuser du thé, allongez vous sur le canapé et soyez prêts à voyager.
Réalisé par Wes Anderson
Avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman
Léger, original, épicé, élégant, coloré, burlesque, spirituel, étonnant : les adjectifs me manquent pour vous expliquer à quel point « A bord du Darjeeling Limited » est un joli petit film qui reste dans les esprits longtemps après sa vision.
L’idée est pourtant toute simple : sur l’initiative de l’un d’entre eux, trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.
De cette situation de départ va découler des situations toutes plus cocasses les unes que les autres. Francis, Peter et Jack vont aller d’imprévus en imprévus. On les suit avec plaisir dans leur étonnante "quête spirituelle" qui va vite dérailler dans ce pays magnifique. On le sait, l’Inde est un pays marqué par la spiritualité et le film arrive plutôt bien à nous le faire ressentir. Comme eux, on est sous le charme de la magie des lieux et des paysages. Comme eux, on est perdu, seul, ignorant. Le trio Adrien Brody-Owen Wilson-Jason Schwartzman est simplement excellent. Chacun est à sa place. On les sent frères, complices malgré tout, loin les uns des autres mais étrangement soudés par de profonds liens familiaux. Ca rit, ça crie parfois, ça se bagarre, ça se confie des secrets, ça ment, ça révèle des secrets. On les sent profondément marqués par le décès de leur père un an auparavant.
La force du film est là : faire fusionner la spiritualité ambiante de l’Inde orientale avec le désir de ces trois frères occidentaux de retrouver leurs parents spirituellement ou physiquement et d’être enfin en paix. Cela donne des plans prodigieux avec un rythme étrange. C’est plutôt réussi. Je trouve par exemple les plans serrés des wagons dans le train d’une beauté incroyable. On sent que le réalisateur avait une passion fervente pour l’Inde pour nous la faire découvrir ainsi ; ses couleurs, ses temples, ses déserts, ses palais, ses coutumes. On devinerait presque les odeurs et les parfums des rues et des lieux dans lesquels les trois frères errent. Et on aimerait être avec eux l’espace d’un instant. On ne veut pas les quitter, on souhaite que leur voyage dure encore et encore tant on se plait à être dépaysagé avec eux.
Aussi, et avant de conclure : pour tous ceux qui comme moi seront intrigués par la présence furtive à la toute fin du film de la jolie Nathalie Portman, j’ai trouvé pourquoi : le film « A bord du Darjeeling Limited » est normalement précédé d’un court métrage (« Hôtel Chevalier »), qui met en scène le personnage de Jason Schwartzman avec son ex-petite amie, dont il parle dans le film, et qui est incarnée, devinez par qui ? Natalie Portman. Voilà.
Le film est très photographique. Sa lenteur mélancolique ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais j’ose espérer que vous le regarderez pour qu’on puisse en débattre ensuite. Je n’ai qu’une chose à dore : faites infuser du thé, allongez vous sur le canapé et soyez prêts à voyager.
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