
2009
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Benicio Del Toro, Carlos Bardem, Demian Bichir
La deuxième partie du biopic sur le Che se concentre la deuxième vie du Che si l’on peut dire, en Bolivie, où il tentera de constituer une autre Révolution et où malheureusement il finira ses jours, abattu après avoir été capturé.
Après la Révolution Cubaine, la gloire et la puissance du Che sont au plus haut. Le soldat est devenu une icone. Mais, soudain, voilà qu'il disparaît. Dans une lettre à Fidel, il explique son choix. Lui idéaliste et révolutionnaire, avec un cœur « gros comme ça », est parti. Parti amorcer la grande Révolution Latino-américaine pour libérer tous ces peuples de l’oppression des gouvernements et de l’impérialisme nord-américain. On le retrouve en Bolivie, incognito, transformé en un autre homme. Il est là pour œuvrer clandestinement à la constitution d'un petit groupe de camarades cubains et de recrues boliviennes censé mener une nouvelle révolution. Je ne vais pas reprendre les théories sur la Révolution mais le fait est qu’en Bolivie, Guevara n’a pas trouvé les conditions requises, qui s’imbriquaient à Cuba, pour mener la révolution qu’il espérait. De petites erreurs en petite erreurs, son groupe est repéré. Malade, affaibli, pris au piège et traqué, il finira par être arrêté. Le 9 octobre 1967, il est exécuté à La Higuera.
Ce deuxième ne fonctionne pas sur les mêmes bases que le premier. La façon de filmer de Soderbergh reste identique mais de par l’histoire, le film devient plus lent, plus contemplatif, plus passionné, plus complexe, plus dramatique et encore plus intime. Il vient renforcer la première partie sur la révolution cubaine. Ce second volet est un hommage à l’homme, seul, à sa ténacité et à son sens du sacrifice. L'histoire se déroule chronologiquement, sans inserts de flash-backs. L’hsitoire se déroule dans une continuité qui renforce son propos. On est traqué avec lui et on meurt avec lui. La scène où il est abattu filmée à la première personne est une trouvaille d’une simplicité géniale pour vivre avec humilité la fin de la vie extraordinaire de cette légende.
Le premier film a fait du Che un héros de guerre. Le second le sublime en un symbole universel d'idéalisme. Ce diptyque est extraordinaire. Je vous oblige à le voir. Comme certains, je regrette l’absence de son aventure u Congo, mais bon, ne faisons pas la fine bouche. Du très grand cinéma une fois de plus.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire