
1999
Réalisé par Tony Kaye
Avec Edward Norton, Edward Furlong
L’année 1999 fut riche en aventures pour Edward Norton. Quelques mois avant la sortie de « Fight Club », ce dernier crevait déjà l’écran dans un autre film devenu également culte : « American History X ».
A travers l'histoire d'une famille américaine modeste, ce film traite de l'origine du racisme et de l'extrémisme aux Etats-Unis. Edward Norton confirme son statut de star montante et incarne à merveille Derek, un skinhead désireux de venger la mort de son père, abattu par un dealer noir. Armé d’intimes convictions, il ira jusqu’à commettre l’irréparable et connaitra la prison pour un double meurtre. Trois ans plus tard, idolâtré par certains, détesté par d’autres, il ressort changé. Désormais, il part en quête de rédemption, prêt à tout pour sauver son jeune frère, Danny, de la spirale de la haine que lui-même a connu.
Whow ! Ce film fait toujours autant d’effet à chaque fois qu’on le regarde. La puissance des longs dialogues laisse perplexe et pensif : certes le thème est racoleur et les propos choquent ; mais il y a du vrai, et on comprend que certains aient été influencés par cette doctrine d’extrême droite. « American History X » est un vrai bon film de cinéma, qui dérange et fait réfléchir, qui nous interpelle sur les mœurs, sur l’ordre moral, le libéralisme, la haine raciale et l’intolérance. La distribution est impeccable : l’équilibre des rôles entre les deux Edward se fait sans soucis. Furlong joue encore à merveille avec sa gueule de rejeton-post « Termiator 2 » ! Au niveau de la mise en scène, le décalage n&b/couleur sensé accentuer la contraste passé/présent vient étrangement renforcer les quelques passages en slow-motion d’une rare intensité. Comme quoi… Facilité rime parfois avec efficacité. Tout comme la fin que certains trouveront prévisible.
Peu importe, je trouve aussi particulièrement bien mené le simple fait de se focaliser sur un destin de vie, ce qui rend le drame social encore plus puissant qu’une simple fiction à visée quasi-documentaire. Ici, on s’immerge dans les méandres d’une famille et de son fils ainé, façonné par son père et modèle pour son frère. La force du film est là, lorsque le réalisateur arrive à créer chez le spectateur, au sein des scènes chocs et des discours engagés, cette empathie étrange avec le héros principal.
Le film se veut à la fois esthétique, sociologique et moralisateur. Parmi ces trois axes, chacun est libre de choisir la vision qui l’intéresse. Si j dois parler de l’ensemble ici, je dirais qu’ « American History X » est un film à connaitre, un film entré dans la culture cinématographique. Il fallait oser traiter cette « vague néo-nazie naissante sur le sol américain ». A l’image du thème qu’il illustre, le film est violent ; et les images frappent fort. L’histoire est poignante. Aujourd’hui, place à l’Amérique d’Obama ; mais je suis convaincu que le débat posé par le film est toujours présent… Je m’arrête là, à vous de prendre le relai. Bon film et bon débat.
Réalisé par Tony Kaye
Avec Edward Norton, Edward Furlong
L’année 1999 fut riche en aventures pour Edward Norton. Quelques mois avant la sortie de « Fight Club », ce dernier crevait déjà l’écran dans un autre film devenu également culte : « American History X ».
A travers l'histoire d'une famille américaine modeste, ce film traite de l'origine du racisme et de l'extrémisme aux Etats-Unis. Edward Norton confirme son statut de star montante et incarne à merveille Derek, un skinhead désireux de venger la mort de son père, abattu par un dealer noir. Armé d’intimes convictions, il ira jusqu’à commettre l’irréparable et connaitra la prison pour un double meurtre. Trois ans plus tard, idolâtré par certains, détesté par d’autres, il ressort changé. Désormais, il part en quête de rédemption, prêt à tout pour sauver son jeune frère, Danny, de la spirale de la haine que lui-même a connu.
Whow ! Ce film fait toujours autant d’effet à chaque fois qu’on le regarde. La puissance des longs dialogues laisse perplexe et pensif : certes le thème est racoleur et les propos choquent ; mais il y a du vrai, et on comprend que certains aient été influencés par cette doctrine d’extrême droite. « American History X » est un vrai bon film de cinéma, qui dérange et fait réfléchir, qui nous interpelle sur les mœurs, sur l’ordre moral, le libéralisme, la haine raciale et l’intolérance. La distribution est impeccable : l’équilibre des rôles entre les deux Edward se fait sans soucis. Furlong joue encore à merveille avec sa gueule de rejeton-post « Termiator 2 » ! Au niveau de la mise en scène, le décalage n&b/couleur sensé accentuer la contraste passé/présent vient étrangement renforcer les quelques passages en slow-motion d’une rare intensité. Comme quoi… Facilité rime parfois avec efficacité. Tout comme la fin que certains trouveront prévisible.
Peu importe, je trouve aussi particulièrement bien mené le simple fait de se focaliser sur un destin de vie, ce qui rend le drame social encore plus puissant qu’une simple fiction à visée quasi-documentaire. Ici, on s’immerge dans les méandres d’une famille et de son fils ainé, façonné par son père et modèle pour son frère. La force du film est là, lorsque le réalisateur arrive à créer chez le spectateur, au sein des scènes chocs et des discours engagés, cette empathie étrange avec le héros principal.
Le film se veut à la fois esthétique, sociologique et moralisateur. Parmi ces trois axes, chacun est libre de choisir la vision qui l’intéresse. Si j dois parler de l’ensemble ici, je dirais qu’ « American History X » est un film à connaitre, un film entré dans la culture cinématographique. Il fallait oser traiter cette « vague néo-nazie naissante sur le sol américain ». A l’image du thème qu’il illustre, le film est violent ; et les images frappent fort. L’histoire est poignante. Aujourd’hui, place à l’Amérique d’Obama ; mais je suis convaincu que le débat posé par le film est toujours présent… Je m’arrête là, à vous de prendre le relai. Bon film et bon débat.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire