2009
Réalisé par James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi
C’est en 2005 que le buzz Avatar débute lorsque James Cameron se lance dans le très long tournage d'un film dont il a imaginé l'histoire et l'univers 15 ans auparavant. Avec une équipe de presque 1000 personnes, 500 millions de dollars de budget, plus de deux ans de tournage et autant de post-prod, Avatar taille hors catégorie. Il n’y avait qu’à espérer que le résultat soit à la hauteur. Et à mon avis, ça l’est ! Focus sur la « révolution bleue ».
Tout d’abord, je n’ai pas envie de polémiquer sur le scénario, qui est certes lisible comme dans un Disney (Pocahontas vous connaissez ?) ! Juste pour ceux qui ignorent encore de quoi ça parle, Avatar, c’est l’histoire des humains armés jusqu’aux dents qui en 2145 si ma mémoire est bonne débarquent sur la planète Pandora bien décidés à y extraire une nouvelle ressource minérale qui relancerait la crise énergétique sur Terre. Mais est-ce un clin d’œil, en tout cas Pandora ressemble fort pour les humains à une boite de Pandore, mythe aux milles dangers. L’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, et c’est donc pour ça qu’ils ont créé le Programme Avatar, qui permet à des humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, la population autochtone toute bleue, dont la princesse indienne n’est plus Pocahontas mais la sauvage Neytiri. Et dans la peau de John Smith, on retrouve le héros principal Jake Sully, ancien marine paralysé à qui on va confier une mission d'infiltration pour corrompre l’ennemi... La suite ? Suspense… !
Alors, d’emblée, je tiens à dire que si vous vous arrêtez là, au scénario, c’est que vous n’avez rien compris ! Les histoires les plus simples sont souvent les plus belles. Avatar est une sorte de fantasme, un projet extraordinaire, un film mystique et déjà mythique. Grace au concours des stars montantes Sam Worthington, Zoe Saldana et des valeurs sures Stephen Lang et Sigourney Weaver, James Cameron, à l’origine de Titanic, Terminator 1 et 2, réussit son pari et s’apprête à rentrer pour de bon dans l’Histoire avec un film qui restera comme le premier du genre. Car Avatar émerveille. Un film si technique et si simple à la fois. Aussi étrange que cela puisse paraitre, les effets spéciaux sont utilisés avec retenue et élégance dans ce sens où ils n’assaillent pas l’écran mais ne sont là que pour servir une magnifique histoire d’amour qui est l’élément central du film. Amour entre les hommes (et les Na’vis pour le coup) mais également envers la richesse maternelle et nourricière de la nature. Les séquences dans la jungle de Pandora sont tout simplement MAGIQUES. Sorte d’Eden, de Nirvana, cette planète est pour nous, public, un Eldorado fait de fleurs luminescentes, d’iles flottantes, d’une faune sauvage mais fascinante, d’une beauté irréelle. Voilà aussi un point fort du film. La métaphore est belle pour nous rappeler de prendre soin de Dame Nature, de l’écouter, bien seule face à la nature autodestructrice de l’homme. C’est surement facile et terriblement d’actualité mais encore fallait-il le faire, et ce, avec une maitrise technique rare au service de la poésie. On se sent directement proche des Na’vis, bien plus humains que les hommes quasiment robotisés, le paradoxe est intéressant. Maîtrise, bonté, science-fiction, aventure, amour : tels sont les mots qui me viennent à l’esprit.
James Cameron est un réalisateur intelligent et visionnaire, qui sait mêler habillement technologie et sentiments pour offrir une fois de plus un très grand spectacle. Comme le disait je ne sais plus quel critique, Avatar est « la synthèse terminale de l'esthétique numérique et du cinéma classique ». Film grandiose et produits dérivés, Avatar est bel et bien prêt pour s’inscrire dans le temps sous la forme d’une trilogie parait-il, qui ne peut que rappeler l’allégresse créée en son temps par une certaine Guerre des Etoiles… Donc pour conclure : Avatar est une expérience révolutionnaire qui s’annonce comme un évènement marquant dans l’Histoire du cinéma, l’ouverture à un genre nouveau. C’est un film à voir en salle, lunettes 3D sur les yeux, pour prouver, comme s’il le fallait encore, que le cinéma n’est pas un simple amas de films, mais bel et bien un lieu d’expérience et d’art unique où il n’y a que là qu’on peut ressentir des sensations magiques telles que Cameron le rêveur nous propose. On en redemande.
Réalisé par James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi
C’est en 2005 que le buzz Avatar débute lorsque James Cameron se lance dans le très long tournage d'un film dont il a imaginé l'histoire et l'univers 15 ans auparavant. Avec une équipe de presque 1000 personnes, 500 millions de dollars de budget, plus de deux ans de tournage et autant de post-prod, Avatar taille hors catégorie. Il n’y avait qu’à espérer que le résultat soit à la hauteur. Et à mon avis, ça l’est ! Focus sur la « révolution bleue ».
Tout d’abord, je n’ai pas envie de polémiquer sur le scénario, qui est certes lisible comme dans un Disney (Pocahontas vous connaissez ?) ! Juste pour ceux qui ignorent encore de quoi ça parle, Avatar, c’est l’histoire des humains armés jusqu’aux dents qui en 2145 si ma mémoire est bonne débarquent sur la planète Pandora bien décidés à y extraire une nouvelle ressource minérale qui relancerait la crise énergétique sur Terre. Mais est-ce un clin d’œil, en tout cas Pandora ressemble fort pour les humains à une boite de Pandore, mythe aux milles dangers. L’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, et c’est donc pour ça qu’ils ont créé le Programme Avatar, qui permet à des humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, la population autochtone toute bleue, dont la princesse indienne n’est plus Pocahontas mais la sauvage Neytiri. Et dans la peau de John Smith, on retrouve le héros principal Jake Sully, ancien marine paralysé à qui on va confier une mission d'infiltration pour corrompre l’ennemi... La suite ? Suspense… !
Alors, d’emblée, je tiens à dire que si vous vous arrêtez là, au scénario, c’est que vous n’avez rien compris ! Les histoires les plus simples sont souvent les plus belles. Avatar est une sorte de fantasme, un projet extraordinaire, un film mystique et déjà mythique. Grace au concours des stars montantes Sam Worthington, Zoe Saldana et des valeurs sures Stephen Lang et Sigourney Weaver, James Cameron, à l’origine de Titanic, Terminator 1 et 2, réussit son pari et s’apprête à rentrer pour de bon dans l’Histoire avec un film qui restera comme le premier du genre. Car Avatar émerveille. Un film si technique et si simple à la fois. Aussi étrange que cela puisse paraitre, les effets spéciaux sont utilisés avec retenue et élégance dans ce sens où ils n’assaillent pas l’écran mais ne sont là que pour servir une magnifique histoire d’amour qui est l’élément central du film. Amour entre les hommes (et les Na’vis pour le coup) mais également envers la richesse maternelle et nourricière de la nature. Les séquences dans la jungle de Pandora sont tout simplement MAGIQUES. Sorte d’Eden, de Nirvana, cette planète est pour nous, public, un Eldorado fait de fleurs luminescentes, d’iles flottantes, d’une faune sauvage mais fascinante, d’une beauté irréelle. Voilà aussi un point fort du film. La métaphore est belle pour nous rappeler de prendre soin de Dame Nature, de l’écouter, bien seule face à la nature autodestructrice de l’homme. C’est surement facile et terriblement d’actualité mais encore fallait-il le faire, et ce, avec une maitrise technique rare au service de la poésie. On se sent directement proche des Na’vis, bien plus humains que les hommes quasiment robotisés, le paradoxe est intéressant. Maîtrise, bonté, science-fiction, aventure, amour : tels sont les mots qui me viennent à l’esprit.
James Cameron est un réalisateur intelligent et visionnaire, qui sait mêler habillement technologie et sentiments pour offrir une fois de plus un très grand spectacle. Comme le disait je ne sais plus quel critique, Avatar est « la synthèse terminale de l'esthétique numérique et du cinéma classique ». Film grandiose et produits dérivés, Avatar est bel et bien prêt pour s’inscrire dans le temps sous la forme d’une trilogie parait-il, qui ne peut que rappeler l’allégresse créée en son temps par une certaine Guerre des Etoiles… Donc pour conclure : Avatar est une expérience révolutionnaire qui s’annonce comme un évènement marquant dans l’Histoire du cinéma, l’ouverture à un genre nouveau. C’est un film à voir en salle, lunettes 3D sur les yeux, pour prouver, comme s’il le fallait encore, que le cinéma n’est pas un simple amas de films, mais bel et bien un lieu d’expérience et d’art unique où il n’y a que là qu’on peut ressentir des sensations magiques telles que Cameron le rêveur nous propose. On en redemande.
5 commentaires:
Je te félicite Cleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeem!, t'as un super bon style quand tu écris (rare de nos jours) et je vais filer aller voir le film! (oui je l'ai pas encore vu :S)
Bécot!
Merki ! Alors, je compte sur toi pour qu'on en reparle une fois que tu l'auras vu. J'ose espérer que tu vas "kiffer" ! Tchou
Je vais donc, pour ma part, tenter de m'attarder sur des éléments qui m'ont vraiment "bluffé". Je parlerai aussi de ce qui m'a dérangé mais autant dire qu'il n'y aura pas grand'choses à dire de ce côté-là. Cela faisait bien longtemps que j'attendais un film comme ce "chef d'oeuvre" car il faut bien l'admettre, avec un tel budget, il aurait été honteux de produire un navet!
Au point de vue, scénaristique, il n'y a rien à dire. Le scénario est simple et efficace. L'histoire se déroule sans aucun temps mort. Les scènes d'action laissent place à des scènes d'émotion pure sans que ces dernières ne tombent dans le cliché des films centrés sur une histoire d'amour. Celle-ci est belle, joue sur l'union de deux mondes que tout oppose à première vue mais ne tombe pas dans la lourdeur "émotive" et le côté trop mielleux que l'on retrouve dans les films tels que (pardonnez-moi les filles) Twilight. Il est vrai que l'histoire d'Avatar rejoint celle de Pocahontas avec la princesse qui tombe amoureuse de l'aventurier qui débarque dans sa contrée mais c'est efficace sans tomber dans le niais. Il est fort probable que cette sensation est totalement adoucie par les décors qui entourent les deux héros tout cela rythmé par une musique douce et belle d'un grand monsieur de la bande originale film (JAMES HORNER). Depuis Titanic, James Cameron a l'air de lui faire confiance et on l'en remercie.
L'imagerie de synthèse quant à elle est utilisée à bon escient et est surtout d'une beauté sans précédent si bien que l'on en vient à se surprendre de noter chaque espèce de fleurs rencontrées. La faune et la flore ont été réfléchies à chaque stade de la biodiversité. Celle-ci réagit comme un réseau neuronal entre chaque espèce de la planète.
Chaque espèce peut se relier "psychiquement" aux autres. Cette particularité de Pandora est une excellente idée et on ne peut que noter un petit clin d'oeil à cette notion d'écologie avec les Na'vis qui respectent leur planète en vivant en osmose totale avec elle. Les humains quant à eux ont vraiment cette image de "destructeurs" renforcée par leur utilisation abusive des technologies robotisées sans aucun respect pour "dame nature". L'humanité est ainsi difficile à défendre et le message écologique est plutôt évident mais diffère du message habituellement rencontré dans les films catastrophes (Le Jour d'après ; 2012) où la planète se "venge" contre ces habitants qui ne la respecte pas. Les Na'vis protègent leur planète et elle leur rend bien. Pandora réagit à une menace en utilisant les espèces tels des anti-corps dans un système immunitaire via le réseau neuronal. En définitive tout cela est bien pensé et on en attend pas moins d'un projet qui a mûri 15 ans dans la tête d'un grand monsieur du cinéma.
Je reste également impressionné par la qualité graphique apportée aux avatars. Les personnages ont des regards très expressifs, les traits se crispent, on retrouve les mimiques des acteurs ayant servis de modèles. Le "Final fantasy" avait montré la voie mais désormais ce dernier prend une sacrée raclée. Les personnages avaient des regards assez bizarres et se rapprochaient plus des yeux d'une vache, globuleux et peu expressifs. Tout ceci laisse présager encore beaucoup de progrès dans le cinéma d'imagerie de synthèse.
Bref, scénario nickel, effets spéciaux nickel. Le challenge était de taille mais réussie.
Je n'aurai qu'une seule chose négative à relever après tant d'éloges. Je trouvais les dialogues des marines un peu "lourds", trop stéréotypés avec des phrases du style " ici, ce n'est pas le Texas, chaque buisson cache un danger etc. etc. ... mais bon c'est peut être pour rendre le soldats un peu plus rustres que la légèreté que renvoie les Na'vis avec leur langue "chantante"! D'ailleurs en parlant de cela, la langue des Na'vis a été créée de toutes pièces jusqu'à la grammaire. C'est bien la preuve que rien n'est laissé au hasard.
Enfin, bref tout ça pour dire que tout le monde peut se retrouver dans ce film grandiose et je pense qu'il est impératif de le voir au moins une fois et mieux en 3D! Vous pouvez vous assurer qu'il a une place toute particulière dans ma cinémathèque. Courez vite le voir !
David Dieste
C'est ma première visite sur ton blog Clément, et je suis subjugué, d'une part par ton aisance réthorique, et ensuite par tes gouts cinématographiques et en particulier par ta critique à la fois élogieuse et humble d'Avatar.
J'ai vu ce film car tout le monde m'avait dit "va le voir!", j'y suis allé pour les effets spéciaux et la 3D, et j'en suis ressorti changé, bouleversé, ému, par l'histoire à la fois si simple et si profonde...
Je ne sais pas si c'est le meilleur film que j'ai vu, mais en tout cas c'est un de ceux qui m'a le plus profondement touché.
Enfin je vais me promettre une chose: revenir de temps en temps sur ce blog, c'est un plaisir de te lire, et c'est rare de nos jours, surtout sur le net!
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