
2010
Réalisé par Ron Clements, John Musker
Avec les voix de China Moses, Alexis Tomassian, Liane Foly, Anthony Kavanagh
Et oui... Ça fait aussi parti des efforts d'un couple : aller au cinéma voir le dernier Disney, version 2D à l'ancienne, car sa copine est restée en enfance et connait tous les moindres Disney par cœur. Ça change d'"Avatar" ! Mais il ne faut pas voir là une critique ! Car c'est agréablement surpris que je me retrouve devant mon ordinateur, BO jazzy en fond, prêt à consacrer quelques minutes à ce joli film d'animation.
Pour un retour aux classiques en deux dimensions, les studios Disney ont sorti LE sujet de conte classique et universel : l’histoire de la princesse qui embrasse la grenouille pour que celle-ci se transforme en prince charmant. Brushing impeccable et sourire bright, ce dernier la prend alors dans son carrosse (pas d’allusion sexuelle s’il vous plait), tracté par de magnifiques chevaux blancs. Les oiseaux chantent. Le panneau « Just Married » s’éloigne. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Sauf que là, la princesse ne vit pas un beau château et la grenouille ne se transforme pas en prince charmant. C’est la princesse qui devient grenouille également. Beaucoup plus fun me direz-vous !
Le succès de ce dessin animé tient selon moi à l’atmosphère jazzy des quartiers pauvres de la Nouvelle Orléans des années 1920 et à, comme dans tous les Disney, l’humour et la personnalité de chaque personnage. Peut-être que l’enfant qui lira ces quelques lignes me dira « Mais po du tout, t’as rin compris ! C’est l‘histoire elle est bien ». Possible. Je sais simplement que ce qui l’a rendu supportable à mes yeux, c’est cette BO jazzy rendant hommage aux premiers jazzmen nés ici, à côté du bayou ; c’est cette plongée dans le monde merveilleux des batraciens (c’est fou ce qu’on peut faire quand on est une grenouille) ; c‘est le fait de voir une princesse noire et R’nB sur les bords ; c’est ce magicien vaudoo à la croisée entre Micheal Jackson, Prince et Jimi Hendrix ; c’est ce prince digne de Will Smith doublé par la voix de JD (Zach Braff dans Scrubs) ; c’est Anthony Kavanagh campant une luciole afro clodo à l’accent pas possible ; ce sont les clins d'œil aux classiques, de "Merlin l'enchanteur" au "Livre de la jungle".
D'un œil adulte qui aime retomber en enfance, on ne vibre quand même pas de la même manière qu'un enfant de 8 ans. Eux seront de vrais juges. Grands enfants, on ne vit juste l'histoire avec de petits sourires décrochés de temps en temps et un brin de nostalgie en repensant à Robin des bois, Rafiki, Simba, Alladin, Baloo et tous les autres. Le coup de crayon est toujours aussi fluide, même si cela semble être une parenthèse 2D dans le nouveau monde 3D. Un thème universel pour un style indémodable, le bon vieux dessin à la main, la nostalgie et la musicalité des pianos, trompettes et contrebasses : « La Princesse et la grenouille » est une aventure des plus traditionnelles, subtile mélange de simplicité et beauté, parfaite pour se laisser retomber en enfance un dimanche, un jour férié ou un jour de fête de fin d’année.
Réalisé par Ron Clements, John Musker
Avec les voix de China Moses, Alexis Tomassian, Liane Foly, Anthony Kavanagh
Et oui... Ça fait aussi parti des efforts d'un couple : aller au cinéma voir le dernier Disney, version 2D à l'ancienne, car sa copine est restée en enfance et connait tous les moindres Disney par cœur. Ça change d'"Avatar" ! Mais il ne faut pas voir là une critique ! Car c'est agréablement surpris que je me retrouve devant mon ordinateur, BO jazzy en fond, prêt à consacrer quelques minutes à ce joli film d'animation.
Pour un retour aux classiques en deux dimensions, les studios Disney ont sorti LE sujet de conte classique et universel : l’histoire de la princesse qui embrasse la grenouille pour que celle-ci se transforme en prince charmant. Brushing impeccable et sourire bright, ce dernier la prend alors dans son carrosse (pas d’allusion sexuelle s’il vous plait), tracté par de magnifiques chevaux blancs. Les oiseaux chantent. Le panneau « Just Married » s’éloigne. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Sauf que là, la princesse ne vit pas un beau château et la grenouille ne se transforme pas en prince charmant. C’est la princesse qui devient grenouille également. Beaucoup plus fun me direz-vous !
Le succès de ce dessin animé tient selon moi à l’atmosphère jazzy des quartiers pauvres de la Nouvelle Orléans des années 1920 et à, comme dans tous les Disney, l’humour et la personnalité de chaque personnage. Peut-être que l’enfant qui lira ces quelques lignes me dira « Mais po du tout, t’as rin compris ! C’est l‘histoire elle est bien ». Possible. Je sais simplement que ce qui l’a rendu supportable à mes yeux, c’est cette BO jazzy rendant hommage aux premiers jazzmen nés ici, à côté du bayou ; c’est cette plongée dans le monde merveilleux des batraciens (c’est fou ce qu’on peut faire quand on est une grenouille) ; c‘est le fait de voir une princesse noire et R’nB sur les bords ; c’est ce magicien vaudoo à la croisée entre Micheal Jackson, Prince et Jimi Hendrix ; c’est ce prince digne de Will Smith doublé par la voix de JD (Zach Braff dans Scrubs) ; c’est Anthony Kavanagh campant une luciole afro clodo à l’accent pas possible ; ce sont les clins d'œil aux classiques, de "Merlin l'enchanteur" au "Livre de la jungle".
D'un œil adulte qui aime retomber en enfance, on ne vibre quand même pas de la même manière qu'un enfant de 8 ans. Eux seront de vrais juges. Grands enfants, on ne vit juste l'histoire avec de petits sourires décrochés de temps en temps et un brin de nostalgie en repensant à Robin des bois, Rafiki, Simba, Alladin, Baloo et tous les autres. Le coup de crayon est toujours aussi fluide, même si cela semble être une parenthèse 2D dans le nouveau monde 3D. Un thème universel pour un style indémodable, le bon vieux dessin à la main, la nostalgie et la musicalité des pianos, trompettes et contrebasses : « La Princesse et la grenouille » est une aventure des plus traditionnelles, subtile mélange de simplicité et beauté, parfaite pour se laisser retomber en enfance un dimanche, un jour férié ou un jour de fête de fin d’année.
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