Brice de Nice


2005
Réalisé par James Huth
Avec Jean Dujardin, Bruno Salomone, Clovis Cornillac

Sentiment partagé en ce qui concerne « Brice de Nice ». D’un côté, le premier quart d’heure est vraiment très drôle, à l’image du Brice casseur narcissique de la période Nous C Nous. C’est ce qu’on attendait et ça fait rire ! Mais d’un autre côté, le scénario est « gros » et parfois même ridicule…

C’est sur qu’il était impossible de faire un film uniquement sur le côté enfant gâté pourri, méchant et casseur de Brice. D’ailleurs, en un quart d’heure, le film reprend très bien l’esprit des sketches de Jean Dujardin et ça suffit, on a fait le tour. Il fallait trouver une idée originale et bien entendu comique pour pouvoir sortir de l’esprit sketches et faire véritablement un film. Mais là, ça ne le fait pas du tout ! Je reste convaincu qu’il y avait moyen de trouver quelque chose de plus « crédible » que cette histoire de pieds tout en gardant l’esprit d’une comédie. Vous l’aurez compris… Ce film laisse un grand sentiment de frustration. Néanmoins, si l’on rentre dans le jeu et dans l’état d’esprit, on passe devant cette histoire un petit moment pas trop désagréable ! Lorsque Brice, entretenu par papa, se retrouve seul et sans argent, il va devoir prendre conscience que dans la vie il faut travailler et non pas seulement s’amuser. Cette prise de conscience ne va pas être facile, tellement son état d’esprit fainéant est développé. Ce n’est qu’une fois que ses quelques amis l’auront lâché qu’il réalisera vraiment. Au final, il sortira de cette expérience un peu plus adulte. On sourit tellement l’humour est simple. La rencontre avec Marius de Fréjus à l’hôpital est géniale, le job de serveur au restaurant est à mourir de rire, la préparation de la compet’ de surf avec Igor d’Hossegor est pas mal non plus. Les répliques sont parfois consternantes de débilité ou de méchanceté gratuite mais c’est là l’un des rares points forts du film. C’est ce que Jean Dujardin sait faire, jouer le Brice cynique et ça marche. Mais ça ne va guère plus loin.
A noter la présence au final d’Alexandra Lamy, en Alice de Nice tombant sous le charme de Brice, le petit clin d’œil à leur histoire de Chouchou et Loulou. Aussi, soyez attentif lors du générique, plusieurs pépites sont dissimulées entre les lignes et entre les quelques vidéos nous rappelant que « Brice de Nice » est vraiment une comédie déjantée.

Bref, il faut retenir « Brice de Nice » comme un aboutissement pour Jean Dujardin et son personnage qui l’a fait connaître au grand public, avant même « Un gars, Une fille ». Le premier quart d’heure est vraiment très drôle pour les amateurs du genre. Ensuite, le film ne vaut que pour la joyeuse complicité entre Jean Dujardin, Clovis Cornillac et Bruno Salomone. Un nouveau personnage vient de naître dans la culture populaire générale française, tout le monde sait maintenant comment "casser" !


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